lundi 16 avril 2007

Athlétisme : Les petits pas de la Cofey

Sous l’initiative de l’Association « Sport et Développement » présidée par Louisette Thobi, un millier de jeunes et vielles femmes s’essoufflent dans l’inorganisation notoire de la première Course Féminine de Yaoundé (Cfey).

Ce 15 Avril 2007, l’Association « Sport et Développement » (Spodev) conduite par sa présidente Louisette Thobi a certes gagné le pari difficile du lancement de la première édition de la Course Féminine de Yaoundé (Cofey) mais après les 10 Km parcourus à travers les rues de la capitale par le millier de femmes enregistré au départ de cette épreuve, l’improvisation est criarde sur toute la ligne.
Bien que le président de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme (Fca), Ange Sama soit à dénoncer aujourd’hui la violation des articles 62 et 63 des règlements de son association par « le président de la Ligue Provinciale du Centre (qui) n’a pas respecté le cahier de charges ( ?) », le projoet Cofey a reçu l’onction de la fédération mais l’initiative de Louisette Thobi sera boudée par les annonceurs.
Il lui faudra maintenant courir derrière les dons du Haut Commissariat de Grande Bretagne au Cameroun et le soutien plus ou moins visible du Comité National Olympique, les Ministères de la Promotion de la Femme et des Sports. Et l’essentiel est vraiment sauf avec notamment cette enveloppe de cinq millions F Cfa allouée par la Fondation Samuel Eto’o qui assure le paiement des primes à la trentaine d’athlètes récompensée.
Parlant du déroulement de ladite course, dans l’indifférence plus ou moins perceptible du nouveau Directeur Technique Michel Nkolo, aucun chronomètre crédible ne permet d’apprécier les performances réalisées par les trois vainqueurs Thérèse Ngono Etoundi(course professionnelle), Immaculate Ngoran(course jeunes) et la doyenne Sarah Etongue(course populaire).
En marge de ce podium sans trophée, après une si longue débauche d’énergie, ici et là certains athlètes s’entredéchirent autour de quelques bouteilles d’eau avant de revendiquer vainement « 1000 F de taxi ». Lorsque le rideau tombe dans l’enceinte de l’Hôtel de ville de Yaoundé, c’est donc dans la douleur que la présidente Louisette Thobi s’adjuge la palme de l’improvisation de la première édition du Cofey.

Aucun commentaire: